Parler du confinement

Coronavirus : comment parler du confinement à son enfant ?

 Entretien avec Marie-Noëlle Clément, pédopsychiatre, autrice de Comment te dire ? Savoir parler aux tout-petits (Éd. Pocket).

 

 

 

 

Comment rendre le confinement moins anxiogène ?

 

L’enjeu pour les familles est de retrouver une forme de sécurité dans le quotidien, et cela passe par la ritualisation des moments.

Le rituel a comme vertu d’être sécurisant et structurant. Les habitudes sont totalement chamboulées : il va falloir s’adapter.

Concrètement, les jours doivent être organisés. Habituellement, les enfants sont structurés par le fait d’aller à l’école, puis à la cantine et à la garderie, par exemple. L’emploi du temps doit s’en rapprocher le plus possible, même si, bien entendu, les temps d’apprentissage seront moins longs, les espaces réduits et les plaisirs modifiés.

Par exemple : on se lève à heure fixe, la matinée est réservée à l’école, puis on déjeune, on s’octroie une petite pause avant de travailler une heure, et on consacre le reste de la journée à la détente.

Ce programme doit être adaptable et évolutif, bien sûr, il faut en discuter en famille. Trouver le bon rythme va prendre quelques jours. Sinon, les enfants vont tourner en rond dans une sorte de no man’s land d’autant plus angoissant.

 

Enfin, il est fondamental de maintenir des liens avec l’extérieur : être en contact avec les copains et la famille, par mail, par téléphone, par WhatsApp. Appeler les grands-parents pour prendre de leurs nouvelles. Même aux plus petits il est possible de dire : « Allez, viens, on va appeler Mathilde pour savoir comment ça se passe chez elle. » Et ainsi, réduire l’isolement.